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November 3, 2026
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Histoire et politique

OM – TFC : Toulouse n’a pas réussi à relancer… Les Violets sanctionnés sur leurs erreurs et privés d’égalisation par deux buts annulés

Julian Thorne

Une remontada de trop pour le TFC au Vélodrome

Le scénario ne s’est pas répété. Après avoir effacé deux buts de retard en une mi-temps à Lorient (2-2) puis à Monaco (2-2), le TFC n’a pas trouvé les ressources nécessaires pour rééditer l’exploit au Vélodrome. Résultat : une première défaite à l’extérieur cette saison pour les hommes du Téflon haut-garonnais, coulés par leurs propres erreurs.

Tout s’est joué très tôt. Dès la deuxième minute, une relance trop risquée de Guillaume Restes, combinée à la mollesse d’Aron Dönnum et de Jacen Russell-Rowe face au pressing marseillais, a offert à Amine Harit une position idéale pour ouvrir le score. Les torts sont partagés, certes, mais le mal était fait.

Deux erreurs défensives, deux buts encaissés

Le deuxième but est venu aggraver le tableau au 25e minute. Cette fois, c’est une relance carrément manquée de Rasmus Nicolaisen, interceptée par Paixao, qui a lancé l’action conclue par Amine Gouiri. En l’espace de deux actions mal négociées, l’OM avait fait le break et semblait voguer tranquillement vers la victoire.

Pourtant, le Vélodrome garde encore en mémoire les fantômes de la semaine précédente, quand Le Havre était venu remonter trois buts et avait failli réaliser un exploit retentissant (4-3). Les Violets, eux, ont bien failli raviver ces cauchemars marseillais.

Deux buts annulés, des occasions gâchées

À quelques centimètres près, tout aurait pu basculer. Casper Tengstedt puis Santiago Hidalgo ont cru réduire l’écart, mais les deux réalisations ont été invalidées pour hors-jeu, aux 68e et 77e minutes. Un cruel manque de réalisme qui résume à lui seul la soirée toulousaine.

Car les Violets n’ont pas démérité, loin de là. Russell-Rowe, associé à Tengstedt en attaque, a raté deux occasions nettes en première période : d’abord un contrôle approximatif qui lui a coûté la position idéale face à De Lange (33e), puis une tentative dans un angle fermé repoussée par le même gardien (39e). Thomas Jorgensen, passeur décisif sur ces actions, a lui-même manqué de puissance dans sa frappe, avant que Nnadi ne repousse la reprise de Tengstedt (12e).

Des entrées impactantes d’Oppong et d’Hidalgo

La seconde période a vu les Toulousains dominer des Marseillais complètement dépassés. Les montées au jeu d’Oppong, dès la mi-temps, puis d’Hidalgo, ont insufflé une vraie dynamique. Hidalgo a d’ailleurs servi Jorgensen sur une occasion franche, mais le meneur danois a tiré au-dessus (60e). Russell-Rowe, lui, a encore buté sur De Lange à la 48e avant de laisser sa place.

Trop d’occasions manquées, trop de fébrilité dans le dernier geste. Cette troisième défaite de la saison pour Toulouse — à chaque fois contre des équipes engagées en Coupe d’Europe — laisse une nouvelle fois un goût amer paradoxal : celui d’une équipe capable de dominer les grosses cylindrées de Ligue 1 sans parvenir à les faire plier.

Les Violets savent désormais qu’il ne leur suffira plus d’être séduisants. Contre les meilleures équipes du championnat, le réalisme devra enfin être au rendez-vous.

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